Votre exercice est débloqué
La vidéo, la fiche à emporter en carrière et les conseils d'application sont juste en dessous. Vous pouvez le tester dès votre prochaine séance.
La vidéo, la fiche et les conseils
L'exercice, filmé en carrière
À cheval, avec les explications au fur et à mesure. Tout est aussi repris par écrit plus bas.
La fiche de séance
La vidéo se regarde sur le canapé. La fiche se glisse dans une poche et se relit entre deux reprises. Le déroulé, les repères à vérifier et les limites à respecter tiennent sur une page.
PDF — à imprimer ou à garder sur votre téléphone.
Le déroulé
L'ordre n'est pas indicatif : chaque étape prépare la suivante. C'est la quatrième qui fait tout le travail.
Un grand cercle, au trot, cheval incurvé autour de votre jambe intérieure. Rien d'autre pour l'instant : un trot régulier, avec des postérieurs qui restent engagés.
Refermez le cercle spire après spire, en demandant un peu plus de flexion à mesure qu'il se resserre. C'est le pli qui travaille, pas la main.
Quand le trot devient difficile à tenir, ne le maintenez pas. Une seule condition : il repasse au pas en conservant sa flexion intérieure. S'il se remet droit, il se durcit.
C'est le contraire de ce que fait la plupart des cavaliers. Dès qu'il cède sur la rêne intérieure, relâchez complètement les deux rênes et laissez-le descendre librement son bout du nez vers l'avant et vers le bas. Puis caressez. Vous ne demandez pas la descente : vous lui en laissez la possibilité, et il la prend.
Avant d'y aller
Cet exercice se fait sur des cercles réduits avec de la flexion. Mal dosé, il fatigue les articulations et enferme le cheval au lieu de l'ouvrir.
Vous demandez une cession sur la rêne intérieure, vous ne ramenez pas la tête avec. Si vous tirez, le cheval passe derrière la verticale et l'exercice se retourne contre vous.
On cherche une encolure qui s'étend vers l'avant et vers le bas. Pas un cheval enfermé, encapuchonné, ni couché sur ses épaules.
Dix mètres de diamètre au trot, quinze au galop. Le cercle se referme pour créer la difficulté, pas pour l'imposer.
Toujours des deux côtés, et symétriquement. N'insistez pas davantage sur le côté le plus difficile de votre cheval : vous obtiendriez l'inverse. Ce n'est pas un exercice qu'on fait longtemps, c'est un exercice qu'on fait souvent.
Si les postérieurs se désengagent, si le cheval se déséquilibre sur l'épaule intérieure, ou s'il se durcit davantage à chaque répétition : ce jour-là, ce n'est pas le bon exercice.
Une raideur toujours du même côté, qui ne bouge pas malgré un travail correct, n'est pas un problème d'équitation. Faites vérifier votre cheval avant d'insister.
L'incurvation de l'encolure vers l'intérieur du cercle, dans le prolongement du corps.
La cession de la nuque et de la mâchoire, qui permet au cheval de céder sans se raidir.
Le cheval ployé autour de la jambe intérieure, du bout du nez jusqu'à la queue.
Le mécanisme
Un cheval qui travaille vers le bas doit contracter ses abdominaux, soulever son dos et étirer toute sa ligne du dessus. C'est un effort. Pour un cheval un peu raide, un peu durci, un peu à l'envers, c'est un effort difficile — alors il prend la solution économique : il creuse le dos et il remonte la tête. Ajoutez le poids du cavalier posé exactement sur la zone qui se crispe, et le réflexe s'installe pour de bon.
Vous comprenez alors pourquoi agir sur la tête ne donne rien. Tant qu'on s'attaque à la conséquence, on obtient au mieux une tête basse tenue de force, avec un dos toujours creux. Et le mors de plus en plus dur ne fait qu'accélérer la spirale.
Cet exercice prend le problème par l'autre bout. En ployant le cheval autour de votre jambe intérieure, vous décontractez son côté intérieur — parce qu'un cheval qui se durcit commence toujours par se remettre droit. En le maintenant dans son pli au moment de la transition, vous lui retirez cette échappatoire. Et à l'instant précis où il cède, vous lui rendez la totalité des rênes : il découvre alors, tout seul, que descendre est plus confortable que résister.
Vous n'avez rien demandé à sa tête. Vous avez retiré la raison qu'il avait de la garder en l'air.
Les conseils d'application
Le dosage, ce qu'il faut regarder, et ce qu'on fait quand le cheval ne cède pas.
Qui vous envoie cet exercice
Je suis Simon Laforêt, ancien cavalier du Régiment de Cavalerie de la Garde Républicaine, aujourd'hui cavalier et coach en Normandie. J'ai eu la chance d'apprendre auprès de beaucoup de gens différents, sur le plat comme à l'obstacle, et j'en ai tiré une conviction simple : tout part de la décontraction, et la décontraction commence par un cheval qui accepte de se descendre.
Une chose avant de partir
Testez-le à votre prochaine séance, puis répondez simplement au mail que vous venez de recevoir. Je lis tout, et c'est ce qui me permet de vous aider ensuite.
Et après ?
Ce n'est pas un échec, et ce n'est pas votre faute : c'est normal. Un exercice crée un moment de décontraction. Il ne crée pas un état. Tant que votre cheval n'a pas construit le dos qui lui permet de tenir cette attitude, il retombera dans son ancien réflexe dès que vous reprendrez une séance ordinaire.
C'est exactement ce que traite la méthode TDSE : trente jours de séances détaillées, dans l'ordre, pour transformer ce moment en état durable — un cheval qui cherche de lui-même le travail vers le bas, souple des deux côtés, avec une ligne du dessus qui se muscle au lieu de se creuser.
Vous avez l'exercice. Il vous manque la progression qui va autour.
4 modules · 30 jours de séances · 2 séances bonus à l'obstacle